LES SANS-ABRI
Selon des statistiques récentes, environ 300 000 personnes vivent dans les rues du Canada, et 744 313 dans celles des États-Unis. Chacune d’elles y est arrivée par un chemin différent. Pour certaines, c’est un choix personnel, mais pour beaucoup d’autres, c’est le résultat de circonstances hors de leur contrôle.
Les travailleurs à faible revenu
On croit souvent à tort que les gens pauvres et les sans-abri ne travaillent pas. En réalité, certains travaillent à temps plein ou partiel. Mais parfois, à cause des salaires peu élevés, du manque de logements à prix modique, de l’inflation et de l’augmentation du coût de la vie, ils ne parviennent tout simplement pas à joindre les deux bouts. Certains vivent dans des refuges – parfois même avec leur famille –, d’autres avec des amis ou des parents, et plusieurs dans la rue.
Comme a dit un jour Mark Twain : « Life is what happens when you are making other plans ». La vie nous impose parfois des défis ou des obstacles imprévus, nous le savons tous. Pour ceux qui vivent près du seuil de pauvreté, il suffit d’une maladie ou d’une blessure, d’une perte d’emploi, d’une dépense imprévue ou d’un événement inattendu, et tout à coup, il n’y a plus d’argent pour le loyer.
Les enfants de la rue
Un mythe populaire veut que les enfants vivant dans la rue soient rebelles et incapables d’obéir aux règles. C’est le cas pour certains, mais beaucoup de jeunes victimes de violence ou d’abus à la maison se tournent vers la rue en espérant y trouver une échappatoire. Peu importe les circonstances qui ont mené ces enfants vers la rue, les résultats sont souvent semblables : ils ne terminent pas leurs études, et n’acquièrent pas suffisamment d’habiletés professionnelles ou d’expérience pertinente susceptible de leur ouvrir le marché du travail.
De plus, ces adolescents n’auront peut-être jamais la chance d’acquérir les aptitudes les plus élémentaires à la vie quotidienne : savoir comment établir un budget, payer des comptes, trouver et conserver un emploi, par exemple. Sans ce savoir, l’indépendance et l’autonomie deviennent extrêmement difficiles à acquérir. Ces facteurs réunis, plus les jeunes passent de temps dans la rue, plus il leur est difficile d’en sortir. Et si personne ne les aide, la rue risque de devenir leur seul foyer.
Les malades mentaux
Une partie de la population itinérante souffre de maladie mentale. Bien qu’il existe des organismes créés pour venir en aide à ces personnes, celles-ci doivent d’abord prendre conscience de leur problème, et ensuite aller chercher de l’aide. De plus, si elles n’ont ni famille ni amis de confiance, elles risquent de se retrouver sans ressources dans le cas où elles seraient incapables de s’occuper d’elles-mêmes.
Les toxicomanes
Pour échapper à leurs problèmes, ou encore pour tenter de s’en sortir, les gens vivant dans la rue se tournent parfois vers l’alcool ou la drogue. S’ils développent une dépendance, ils y engloutissent souvent tout l’argent qu’ils possèdent. Ils relèguent leur sortie de la rue au second plan et tendent à se lier avec d’autres alcooliques ou toxicomanes. Ces nouvelles amitiés ne les aident en rien à régler leurs problèmes. Résultat : ces personnes deviennent incapables de s’aider elles-mêmes.
